Chantier vivant : les lieux militants, archipels urbains des marges
Ils vibrent, palpitent dans les failles des métropoles. À Marseille, un squat d’artistes se glisse entre deux immeubles haussmanniens ; à Paris, une Maison des Femmes lutte rue de l’Ourcq ; à Nantes, la maison du peuple se relève d’une expulsion pour renaître sous un autre nom. Les lieux militants urbains, c’est d’abord l’histoire d’un entêtement collectif à faire surgir d’autres possibles dans la géographie compacte de la ville. Mais comment les représenter dans toute leur richesse, leurs contradictions, leurs racines mouvantes ?
Les grandes villes françaises accueillent une multitude d’espaces qui, chaque jour, réinventent le collectif. Mais cartographier, décrire, rendre visibles ces lieux est un acte éminemment politique. Car ces points d’ancrage, parés de mille formes, résistent en permanence à l’effacement.